L'art et nous

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Message par Tonax le Sam 6 Juil 2013 - 9:30

La vie réserve parfois des surprises, oh, quelle horrible phrase convenue, des fois, c'est pas comme on voudrait que ça soit, voilà, c'est mieux, tu voulais une reconnaissance littéraire et au final, c'est en peinture que tu te révèles !

Pimbi a écrit:Voilà mon chef d'œuvre, "Etats d'âme".



Pas beau, ça ?
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Message par Pimbi le Sam 6 Juil 2013 - 10:03

grumpythedwarf a écrit:Tu signes des autographes ?
Avec modestie, je suis timide...
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Re: L'art et nous

Message par Pimbi le Sam 6 Juil 2013 - 10:04

Eh oui, Tonax, les voies de l'art sont impénétrables, comme dirait Jacques Chazot.
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Message par Tonax le Sam 6 Juil 2013 - 10:11

C'est pas comme dans les internats !
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Message par Pimbi le Sam 6 Juil 2013 - 10:16

Tonax a écrit:C'est pas comme dans les internats !
Chut ! Si madame Boutin a vent de ces allusions introspectives, elle va encore se pointer sur le Palais !
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Message par Herodote le Sam 6 Juil 2013 - 13:55

Je me présente : Christine Boutin, mais j'ai pris les apparences d'Hérodote, qui a toujours été mon modèle. Ce vieil historien qui respectait les jeunes filles est connu pour ses vertus de chasteté et de pureté sexuelles , depuis sa tendre enfance. La chlamyde sur le dos, flottant à l'aise (on l'appelait, ses petits copains, "chlamyde flottante"), Il n'écoutait pas les sermons sur la vertu, comme le fit, peu après, Platon, mais se contentait de la pratiquer seul ou en compagnie de petits camarades. Si on le réprimandait pour cette attiitude, je vous la donne en mille, il se contentait... de tourner le dos. ! Ah! que voilà une bel exemple pour notre jeunesse!
Je suis au milieu de vous désormais, non pour vous surveiller, mais, sous ce pseudonyme, pour vous édifier, mais vous édifier en vrai. Solides comme du béton, ouverts à tous, et répandant l'ambroisie de vos connaissances approfondies. Je vous y aiderai, soyez-en sûrs !

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Message par Pimbi le Sam 6 Juil 2013 - 14:34

Chère Christine qui êtes aussi Mère Christine, vous êtes bien inspirée de nous faire l'oblation de votre présence, car oncques ne vit forum plus scandaleux et acquis aux idées les plus impies que celui-ci. Que votre tailleur appointe, dépointe, couse et pique encore et encore tout plein de chlamydes aux petits drôles dont votre sainte égide a la responsabilité morale. J'ai écrit une histoire où une dame de vertu vous ressemble comme un gland de chêne ressemble à un autre. Elle s'appelle Artémise Touchapire, elle est la pieuse directrice de la manécanterie de sa ville, et dirige tout aussi pieusement les cantates non profanes de J.S. Bach. Je vous livre ici son portrait, car il en vaut la peine. Prenez celle de le lire, c'est au chapitre 28 : "Une dévote revêche".

Madame Artémise Touchapire – ces prénoms-là ne s'inventent guère… –, était une créature sèche, rêche, oblongue, rigide, dont la physionomie oscillait entre le monolithe et la momie. Ses joues de papier mâché se recrutaient d'un quadrillage de sillons qui l'assimilait à ces vieux palimpsestes où les anfractuosités, les alvéoles et les fissures témoignent la puissance du principe d'érosion. Certains êtres ressemblent à une étude géologique. Madame Touchapire était imprégnée de ces attributs de grimoire. Mieux qu'imprégnée, imprimée. Elle avait ce qu'on nomme la vieillesse précoce, sans doute par excès de pudibonderie. Trop de génuflexions compliquées de trop de marmottages avaient à la longue enluminé son portrait des stigmates par excellence de la dévote, le raidissement de l’échine et le pincement des lèvres.
Dans le genre cagot, madame Touchapire cumulait les emplois de vestale promue grenouille de bénitier par inspiration mystique. Elle pratiquait de l'une les vapeurs et de l'autre les pâmoisons. Ces aptitudes n'ayant pas satisfait sa soif d'idéal, elle y greffait celle de dame de catéchisme de la paroisse. Il est vrai que les catéchumènes ne se pressaient pas trop au tabernacle, sans doute à cause du front de la prêtresse, sévère, et de ses yeux, chassieux ; symptômes qui attestent généralement l'hypocondrie de la conscience. C'était une femme qui, paraît-il, avait eu une jeunesse. Elle avait profité de cette jeunesse pour épouser monsieur Touchapire, directeur d'une grande banque régionale. Du reste, riche elle-même par ses parents dont elle était fille unique. On murmurait que ses biens se montaient à quelque chose comme deux millions d’euros, mais il est vrai qu'on murmure beaucoup dans les petites bourgades et il faut être minutieux avec les commérages.
Madame Touchapire confinait son existence entre ses deux sanctuaires favoris, l'AFCR et la sacristie. Elle était en odeur de rosière auprès du curé Paulimane, qui lui susurrait toute l'année des patenôtres avec l'effusion sucrée d'un directeur moral sûr de son affaire. On ne sait trop ce qui transpirait du baragouin d'un apôtre accoutumé aux inhalations du Splendor Veritatis et des épîtres de Paul ; toujours est-il que madame Touchapire sortait de ces chrêmes  pour courir à confesse dont elle avait fixé elle-même les séances à une par semaine ; délai nécessaire au péché, disait-elle, pour endommager une âme comme la mienne. On le voit, nullement présomptueuse et avouant avec une touchante humilité qu'on a beau avoir été catapultée par la main divine dans le cercle des élus, on n'en est pas moins imparfaite ici-bas.
Madame Touchapire avait écrit un livre ; aussi s'était-elle bombardée femme de lettres. Ce livre était sa gloire et elle rougissait quand on le lui rappelait. Il appartenait à une espèce rare aujourd'hui disparue, la glose sociale. Monsieur Hound, le maire, quoique peu curieux de nouveautés littéraires, en avait imposé l’étude à l'école communale. Son titre, Considérations sur le péché lié à la tentation, annonçait la matière. C'était une façon d'essai philosophique tout ébouriffé de sainte révolte contre les perversions du siècle, où la plume de madame Touchapire vous les clouait au pilori comme nous ne doutons pas qu’elles le méritent. Le père Paulimane, qui avait lu sans bâiller ces trois cents pages, en avait troussé l’éloge au cours d'un fort beau sermon conclu par ce remarquable épiphonème : recueil qui en dit plus long qu'on ne croit. Une édition à cent exemplaires avait vu le jour, dont quatre-vingts se morfondaient, rongés des vers dans les cartons. Nous ne résistons pas au plaisir de citer un extrait, d’autant plus éloquent qu’il donne le ton du reste. Cette anthologie illustre le chapitre quatrième, intitulé : La tentation des enfants est-elle liée à leur environnement ?

« On dit que l'enfant impubère n'a pas les tentations de la chair. C'est faux ;  de jeunes garçons de douze ans ont été vus dernièrement déshabiller une de leur camarade et un adulte qui passait leur a dit que c'était mal, sinon Dieu sait, dans son infini bonté, ce qui serait arrivé. Cependant, il vaut mieux être coule  que sévère. Le vice dort en chacun d'entre nous, et il faut faire attention, surtout les parents qui ne le font pas toujours. Par bonheur, nous n'en sommes pas là. Le Seigneur nous a gratifiés, nous habitants de S..., d'une certaine innocence ; c'est de la pureté, mais il ne faut pas croire qu'on l'a comme cela, automatiquement. C'est au contraire un effort permanent qu'il faut faire pour elle, et toujours être prudent, parce que si on n’y fait pas attention, elle vient en nous comme un voleur. Regardez les Bordiers, ils ont du vice afin que nous n'en ayons pas. Leurs enfants sont sales et peccamineux, il est certain que Satan court parmi eux. Leurs garçons se montrent à tout le monde, leurs filles de perdition vont sans sous-vêtements et excitent les garçons en s’asseyant sur des rochers et en ayant les jambes écartées. Il y a même du pire mais je ne peux le dire ici parce que ce serait choquant, c'est les garçons qui font avec les garçons comme avec les filles. (…) »

Accessoirement, madame Touchapire organisait des collations où elle conviait la progéniture des citoyens affiliés à l’AFCR. Nous avons longuement évoqué l’AFCR, c'était la ligue puritaine du cru ; cette coterie empruntait ses articles au dogme de l'Immaculée Conception, création de Pie IX réactualisée par les caudataires de la Congrégation de la Sainte-Ampoule, sous la présidence de monseigneur Fideficta, prélat bien connu. Madame Touchapire y assumait le rôle enviable de dame de vertu en instruisant les parents des chers petits à la surveillance assidue de leurs prières avant coucher et à la position de leurs mains pendant le sommeil. En guise d'allégorie à cette édifiante liturgie, elle recommandait d'accrocher au-dessus de la tête du lit de chacun de ces bougres de garnements, une façon de tableau, fruit des élucubrations évangéliques de quelque rapin obsédé par le péché, qui représentait un gentil garçon à sa maman sagement couché, les deux bras bien à plat sur l'édredon, avec cette légende en anglais : a good boy always sleeps with his hands above the covers .
Madame Touchapire était épaulée dans son apostolat par le père Paulimane et un certain René, membre de l'AJR, section militante de l’AFCR. Nous aurons l'occasion de reparler de ce René. Disons pour ébaucher le personnage qu’il arborait l'inquiétante silhouette d'un échalas de dix-neuf ou vingt ans, dont la face boutonneuse et les petits yeux cruels se distribuaient entre le spadassin à gages et le sacristain de Tosca. Madame Touchapire chaperonnait le René sous le mobile d'une résipiscence de fraîche date, le drôle ayant un moment rompu sa gourme en compagnie de quelques dévoyés de sa trempe ; afin de fignoler son absolution, on l'avait commis aux tâches de maintien de l'ordre, exercice dont il se tirait avec brio. Précisons qu'il vouait aux Bordiers une haine féroce. On racontait qu'il s'était distingué dans les rangs des héros de la nuit de l'épuration finale où trois baraquements avaient volé en éclats. On chuchotait aussi qu'il avait profité de cette récréation pour joindre l'utile à l'agréable et s’offrir la fantaisie de quelques viols.
Le fait est que Madame Touchapire aimait René ainsi qu'un fils spirituel. Les prudes ont souvent de ces élans envers les jeunes hommes, surtout s'ils portent des pantalons moulants, ce qui était le cas du René.
Quand Olivier s'agrégea à la chorale, il ignorait évidemment tout ce qui vient d'être dit. Par conséquent, il ne se doutait pas de ce qui l’y attendait.


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Message par grumpythedwarf le Sam 6 Juil 2013 - 15:41

Quelle inspiration, Monsieur Pimbe de la Béarnaiserie !
Digne de la Duchesse du Fermoir de mon Sac !
Bravo !
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Message par Pimbi le Sam 6 Juil 2013 - 16:06

Je te signale qu'il s'agit d'un des 168 chapitres du bouquin pour lequel je viens, grâce à Medea et à Flo, de solliciter la compréhension et l'agrément de madame Luce Wilquin.
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Re: L'art et nous

Message par grumpythedwarf le Sam 6 Juil 2013 - 16:19

Une belge !
Puisse-t-elle lancer ta carrière !
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Message par Pimbi le Sam 6 Juil 2013 - 16:20

grumpythedwarf a écrit:Une belge !
Puisse-t-elle lancer ta carrière !
Inch Allah !
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Re: L'art et nous

Message par Herodote le Sam 6 Juil 2013 - 20:37

Lettre à Madame Artémise Touchapire
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Chère Madaaaame,

je vous remercie de votre longue lettre et de votre appui. Nous ne serons pas trop de deux honnêtes femmes pour nous opposer aux manigances de ces galopins, à la tête (que je dirais presque tête-à-queue) des galopins membres de la bande à Pimbi. Soit dit en péssant, moi qui me suis mis à l'abri derrière le père des histoires, Hérodote, vous approuve entièrement quand vous vous abritez derrière le pseudonyme de Pimbi, le malotru (je ne sais jamais comment s'écrit ce mot-là. Ma machine con et fond les voyelles)).
Il le mérite bien lui qui donne en pâture à ses complices un extrait de l'admirable ouvrage que vous avez entrepris d'éditer chez une Belge (pauvre femme!).

Nous ne serons pas trop de deux et je compte bien trouver ici, sur ce Forum même, des gens intelligents qui partagent notre analyse et qui préconisent des remèdes de cheval contre toutes les cochonnries qu'on fait au nom de ces deux-là.

J'aime votre façon de commencer le combat : avec des ciseaux et du mastic, vous voyez ce que je veux dire. Déjà il s'en trouve qui utilsent des ciseaux, mais ils ne les utilisent que symboliquement (comme on dirait chez les ...-... Vade retro Satanas!). Alors que vous et moi, au nom des supplices des victimes de la Sainte Perquisition, nous y irions plus complêtement en coupant le mal à la racine et en bouchant au mastic ce dont il est question, jusqu'à ce que ce produit leur sorte par les oreilles. Comme celà ils n'entendraient plus dans nos campagnes, lors de processions, chanter "Alcoolique et Breton, toujours!" au lieu de la version normale "Catholique et Français, toujours !".

Le Pimbi se pique d'écriture. Juste pour vous copier soyez en sûre. Des choses monumentales et dégoutantes Il a même volé chez vous, sous mes yeux obligés de me taire, quoique j'eusse envie de crier "au voleur " de tous mes yeux qui entendaient celà. Ah, l'infâme instant que j'ai paissé (encore une voyelle en trop. Le "a " est en trop !). Infâme ? Comment donc peut-on dire que le nommé Pimbi est un fâme. Puisqu'on sait très bien que ces individus sont unehomme quand ils vèlent. Et qu'il y a des pauvres oies blanches qui tombent dans leur panneau pour en sortir sans foie ni l'oie, du moins là où il a mis, le Pimbi en question, sa truffe .

Il va vous raconter, peut-être en vous volant votre nouveau pseudo, que il y en a qui raffolent de celà. N'ayez pas la naïveté de le croire . Si quequ'un le croyait, le monde appartiendrait à Satan, Méphistophélès, Béelzébuth, et Astaroth. ( Vade retro Satanas, Satan(e), -eh oui ça tanne aussi-).

Croyez, Chère Maaaadame, à l'expression de mes sentiments sororaux; D'aucuns diraient "fraternels", mais les hommes font des choses si répugnantes que j'hésite.

C.B.

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Message par grumpythedwarf le Sam 6 Juil 2013 - 21:18

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Re: L'art et nous

Message par Pimbi le Dim 7 Juil 2013 - 9:03

Lettre de Madame Artémise Touchapire, Présidente de l'Association Française Catholique et Républicaine, Présidente de la Chorale "Les Vestales", et fondatrice de la Ligue de Vertu "Immaculée Conception", à monsieur Jean Hérodote, conseiller au Parlement des Etats de Bretagne.
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Je suis tout confuse, monsieur, des éloges que vous me faites, et que je ne mérite pas. Vous ne sauriez trop croire quel élan de ferveur m'a enthousiasmée à la lecture de votre lettre et quelle joie j'ai ressentie aux propositions d'alliance qu'elle contient et qui nous invitent à combattre l'ennemi qui nous guette et qui, si nous le laissons faire, finira par nous dévorer.
Mais vous ne savez encore rien. Non, monsieur, vous ne savez pas à quel excès cet Olivier s'est porté, sous la plume de ce détestable Pimbi, pour jouer au monde un si misérable personnage. Vous ignorez par quels manèges il s'est introduit dans notre société sous prétexte de faire de la musique quand ses intentions étaient de saper les fondements de notre sacro-sainte mère l'Eglise. Avez-vous lu le "Repas de Damoclès" ? Non, évidemment, et il se gardera bien de le publier, il porte trop l'exergue de son auteur. On n'y rencontre que malhonnêtetés, esprit de contumace, libertinage et d'autres choses que je ne rapporterai pas, tant elles me font rougir. Mon Dieu, j'en suis toute retournée, sans mauvais jeu de mots, et je frémis encore, et je frémirai toute ma sainte vie de l'épilogue satanique qui a marqué de son empreinte l'intrusion de ce suppôt de Satan chez nous. Ma fille, oui ma fille, Clarisse, notre tendre et dévouée Clarisse, blanche comme une colombe, pudique comme une nymphe, est allée le voir, lui, ce creuset de tous les vices, dans sa maison isolée en pleine montagne, les Froides-Aigues que ça s'appelle. Imprudemment, je l'y avais déléguée afin de hâter une résipiscence à laquelle je croyais, pauvre de moi… Et ensuite… ah, je chancelle… près de l'Etang, tous les deux… il faisait chaud… ils se sont dévêtus… tout nus… oui, tout nus… et… Ce chapitre-là aussi, il ne le publiera pas, car ses forfaits, il les commet ainsi, loin de tout témoin, à la sourdine, sans jamais mesurer l'horreur qui en transpire, dénué de vergogne qu'il est.
C'en est fait, mon honneur est bafoué. Clarisse, vouée à épousseter les stalles, à baisser les yeux devant monsieur le curé Paulimane (que son saint nom soit vénéré), à dresser la liste des invités pour les réunions paroissiales, Clarisse, promise aux épousailles de celui que nous lui avions choisi, monsieur Touchapire et moi, pour être selon les immémoriales traditions qui font la force de notre culte, son légitime époux devant Dieu, s'est dévoyée et fourvoyée avec ce… je n'ai pas de mot assez fort pour qualifier ce monstre.
Oui, monsieur Hérodote, le voilà votre Pimbi-Olivier, dans la splendeur de son obédience à Lucifer, refusant toute intercession évangélique, crachant sur les autels comme sur l'innocence et réduisant tout ce qu'il approche et qu'il côtoie à l'immonde supercherie que prodigue sa figure de jeune premier sous laquelle se dissimule l'âme la plus ténébreuse.
Je vous laisse, monsieur Hérodote. Monsieur le curé Paulimane m'attend à confesse et nous avons certaines questions primordiales à vider entre nous. J'attendrai d'abord sagement dans la sacristie qu'il en ait fini avec le petit Colas, le plus pieux enfant du canton, et le plus sensible, car à chaque fois qu'il sort du confessionnal, il est tout rouge et tremble comme s'il avait vu les cieux ouverts. Monsieur le curé me répond qu'il lui inocule le péché afin de l'en préserver, selon la méthode médicinale bien connue.
Gardez-vous encore une fois de ce Pimbi : il ne met en scène que des personnages dangereux qui sont là uniquement pour lézarder puis détruire l'édifice bâti pendant des siècles par de saints hommes que tout le monde révère, sauf lui. Sa damnation aux siècles des siècles est consommée.
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Re: L'art et nous

Message par Herodote le Dim 7 Juil 2013 - 16:12

Chère Madame,
Je comprends bien vos soucis et ne suis pas loin de les partager.J'espère que votre petite Clarisse a bien digéré la leçon à elle imposée par le chenapan Olivier/Pimbi. Si jamais elle était retombée dans les abominables rigueurs que vous m'avez dites, et avec qui, cette fois ?...ne dit-on pas que la chute appelle d'autres chutes ? vous voudrez bien vous rappeler du nom de l'Association que j'ai créée en Bretagne mais qui a son antenne principale à Pars. Il s'agit de "l'Association Humanitaire des Questions Universelles Nouvelles et UnIformes" (en abrégé : AHQUNU), qui siège tout simplement Rue Vivienne, très facile d'accès et nous avons fait en sorte, que comme en Bretagne, on entre et sort comme on veut. Nous n'espionnons parsonne, nous !
Nous allons rue Vivienne comme nous le sentons. Il y a des embouteiilages, car parfois il y des livraisons de Lucas-Colas, comme votre petit protégé qui voit les cieux s'ouvrir sous l'effet des soins sanctificateurs de Monsieur l'Abbé Paulimane. Il a les cieux alors à portée de ses mains. Heureux Colas qui a trouvé le chemin de la guérison des affres du péché rien que par simples inoculations ! J'aimerais bien l'avoir parmi mes "ouailes" comme je les appelle, par similitude avec la paroisse dont dépend la Rue Vivienne, Saint Niquecolas du Chardonneret, bien connue pour des applications raides de la Foi héritée du cardinal bavarois (Sieg! Heil!, en latin de chez lui) et pour l'ouverture appuyée des enfants de Paris.

Je vous remercie, Chère Madame, des avis que vous me donnez sur le chenapan nommé indifféremment Olivier ou Pimbi. S'il s'approche de nos locaux (adresse ci-dessus) je mettrai à l'abri nos jeunes têtes blondes (un Togolais dans le compte mais ça ne se remarque pas) et je ne manquerai pas de vous appeler à la rescousse. Nous le pendrons, lui et son affidé, par là où je n'ose penser. Mais je prendrai soin de tenir au chaud Colas. Je sais très bien faire, tout comme votre Père Paulimane.
Quand pensez-vous éditer votre ouvrage si édifiant et nécessaire. Je me méfie un peu des personnes qui ont comme initiales "W". Comme le faisait remarquer Winston Churchill, lors de sa première visite en France: "Tiens, suis-je si populaire ici qu'on a mis mes initiales partou!"!

Veuillez agréer, Chère Madame, l'assurance de mes hommages empressés.
J.H.

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Re: L'art et nous

Message par Pimbi le Dim 7 Juil 2013 - 18:00

Cher Monsieur,

On voit bien que vous avez été élevé sous l'égide presbytérienne des évangiles, des épîtres de saint Paul et du Lévitique ! En faut-il davantage pour édifier l'enfant que vous étiez… Que Dieu, par contraste avec cet exemple si touchant (je ne sais pourquoi j'emploie ce mot, "touchant" avec une telle spontanéité), nous garde de tous les Pimbi/Olivier de la création ! Pourtant, on murmure que celui qui sévit avec tant de fracas dans nos contrées a reçu l'éducation, étant orphelin, de sa grand'mère, madame Beaumont de Savignac, la plus honnête femme du canton. Comment aurait-elle été à portée de pressentir le chemin de perdition que son petit-fils allait emprunter !
Hélas, mon cher monsieur, ce triste séducteur en culottes courtes ne se contente pas d'injurier les notables de notre bonne ville de S… en Cantal, ni de séduire ma fille, mais apparemment il l'aurait incitée à  rompre avec sa famille et lui aurait pour cela remis une somme d'argent considérable. J'ai reçu de Clarisse une lettre édifiante dans laquelle elle m'annonce qu'elle quitte pour jamais le foyer de ses géniteurs. C'est l'œuvre de cet Olivier : ah, il est riche, nous le savons, du préciput de son aïeule, que ne fait-on point avec de l'argent ! On va jusqu'à soudoyer des jeunes filles, on les soustrait à leur entourage. Quelle misère…
Enfin, notre petit Colas est venu me trouver après sa classe de morale où on lui a appris à ne pas fréquenter les garçons à la ceinture mal attachée, male præcintium juvenem cavete. – Pourquoi donc, m'a-t-il demandé avec le candide de son âge, monsieur le curé Paulimane avait-il sa ceinture défaite quand je me suis confessé ? – Dieu le permet, lui ai-je répondu. – Et pourquoi m'a-t-il dit : "viens, mon chaud Colas, nous allons faire mousser la vanille" ? – Et bien, ai-je rétorqué, ce sont-là des secrets chers à Dieu, que tu ne dois jamais révéler. Il s'en est allé, et j'ai allumé un cierge pour demander la bénédiction de notre saint prélat, qui va jusqu'à offrir des goûters à ses catéchumènes, en ces temps où la disette s'étend de plus en plus, par la faute des Juifs, des Francs-Maçons, des socialistes et communistes, des nègres, des invertis, des libertaires, des tziganes, bref de tous les rastaquouères qui ne répondent pas à la norme définie pour la sauvegarde de la race française par notre cher Président de la République, monsieur Heinrich Le Pen, petit-fils de Marine Le Pen… (1)

(1) Rappelons que l'histoire relatée ici se situe en 2040.
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Re: L'art et nous

Message par Herodote le Lun 8 Juil 2013 - 18:05

Lettre à Madame Artémise Touchàpire
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Chère Madame,
J'ai "adoré" ,mais on adore que le Bon Dieu, votre final de cette lettre où vous rappelez les ennemis de notre peuple tous les "rastaqouères" dont nous a promis de nous débarasser notre cher Président Monsieur Heinrich Le Pen .
Enfin, d'ici à la fin de l'année 2041, nous serons lavés de cette souillure que tolèrent les politiciens de gauche comme leurs inspirateurs et aliiés dont vous avez établi le liste. Encore ne suis-je pas sûr que votre liste soit complète. Quand on voit le maelström où s'évertuent nos alliés américains pour tirer l'Egypte hors de la minorité musulmane de ce pays...
C'est à croire que notre Président ( "Ririch' " pour ses proches !) nous promet d'aller au combat tout seul (mais vraiment tout seul. Sans moi, en tous cas, qui ai d'autres choses urgentes à faire).
Le cas du pauvre petit Colas est lamentable. Je l'avais recueiili sur votre recommandation et je l'ai traité véritablement comme, comment disais-je, quelqu'un que j'aimais beaucoup et plus encore. Et voila pas que je trouve ce garnement en train de converser avec... vous ne devinerez pas, j'en suis sûr, avec ...Olivier-Pimbi. Et dans un coin du dortoir de mon association, AHQUNU, dont l'un des premiers décrets de notre nouveau Chef a été consacré à la déclaration d'utilité publique.
Comment cet Olivier est-ii parvenu là ? Il a des complices et dans les cas de cons-plissés nous sommes désarmés. Au point que votre petite Clarisse (sainte enfant) m'a prévenu qu'il amènerait des filles, de très jeunes filles dans les recoins de ce vieil immeuble de la rue Vivienne qui a des caves non encore explorées par nous. Et si Carisse (elle n'a pas dû oser vous le dire) le sait, qui ne le saura ? De quoi me faire sauter la subvention de Dix milliards d'Ecus, qui ont remplacé leur fichu Euro, et qui n'est plus la monnaie que de la Lettonie et du Montenegro (en voilà un nom !). Donc si Colas est amené aux filles, il se peut qu'on se trouve en état de maternité non avouabe (l'IVG a été sévérement réprimé par le Président) encore que je suppose, si j'en crois mes souvenirs tactiles récents, qu'il ne soit pas dans le cas de procréer par lui-même. Il faudrait alors y voir une application du principe des vases communicants, mais j'avoue depuis le temps avoir oublié cette partie de ma Physique scolaire. J'ai interrogé Colas. Car il nie Colas. Et il s'enfonce dans le péché sans vergogne comme il s'enfoncerait dans n'importe quoi du moment que ça sente fort, comme un bon vieux Brie de la Foire de Coulommiers.

Je ne manquerai pas de vous dire mes découvertes mais, d'ici là, communiquez tout à Monsieur l'Abbé Paulimane, qui doit redoubler d'ardeur dans le traitement si bien entamé de notre gentil Colas.

Mes hommages toujours empressés, Chère Madame.

PS / J'ai dit en parlant de notre Président comme de notre "Chef" (c'est aisni qu'il convient de dire pour ce vieux peuple qui a tant fait...tant...tant..). Savez -vous donc comment se disaient (ah! l'heureux temps!) les mots" "Chefs" ou "Guide" ? En Italien "Duce" ! Et en Allemand "Fuhrer" !
Amusante coincidence n'est-ce pas ?

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Re: L'art et nous

Message par Pimbi le Mar 9 Juil 2013 - 9:24

Madame Wilquin m'a répondu un peu sèchement qu'elle ne comptait pas publier un tel ouvrage. Trop long, dit-elle. Et puis, son "programme" est complet jusqu'en automne 2014.
Ces éditeurs sont décidément bouffis de morgue.
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Re: L'art et nous

Message par Herodote le Mar 9 Juil 2013 - 9:40

Je vous l'avais dit. Ne voulez-vous pas que l'on fasse un tour par chez mon éditeur? Combien fait-il de pages en Word, format 12 ou 14, votre ouvrage au complet ?
Mais ça marque que je reçois les messages, du moins certains. C'est déjà une bonne chose.

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Re: L'art et nous

Message par Pimbi le Mar 9 Juil 2013 - 9:52

Herodote a écrit:Je vous l'avais dit. Ne voulez-vous pas que l'on fasse un tour par chez mon éditeur? Combien fait-il de pages en Word, format 12 ou 14, votre ouvrage au complet ?
Mais ça marque que je reçois les messages, du moins certains. C'est déjà une bonne chose.
Votre éditeur risque l'infarctus : 898 pages en format A4 (recto et verso compris, tout de même, ouf...), caractères Times New Roman 12.
Voici le détail du bouquin complet :


Prologue

01. Quo non ascendam
02. Complications
03. Non ignara mali miseris succurere disco
04. La charge héroïque
05. La roche Tarpéienne n’est pas loin du Capitole
06. Epilogue d’une journée chargée
07. Comme on se couche on se lève
08. Entrée en scène d’un novice et paralipomènes
09. Pour vivre heureux vivons cachés
10. Ubi bene ibi patria




1ère partie : Les Froides-Aigues

Livre 1er : Olivier Lorenz

Section 1 : L’héritage

01. Entrée dans la vie active
02. Non licet omnibus adire Corinthum
03. Les Froides-Aigues
04. Une thébaïde cossue
05. Les surprises de la promenade
06. Les Froides-Aigues (suite)
07. Premiers pas dans la nouvelle demeure
08. Olivier Lorenz
09. Olivier Lorenz (suite)
10. Investigations

Section 2 : Les Bordiers

01. Les après-midi d’Olivier
02. Les imprévus d’une filature
03. Les activités du désœuvrement
04. Résolutions
05. En mai, fais ce qu’il te plaît
06. Miserere nobis
07. Des désagréments d’être témoin principal
08. Histoire des Bordes et des Bordiers
09. Les écailles tombent des yeux


Section 3 : Une brève carrière

01. Une dévote revêche (c'est le chapitre que j'ai publié sur le forum)
02. Dignus est intrare
03. Le repas de Damoclès
04. Conséquences d’un éclat
05. Ne nous induis pas en tentation
06. Association de malfaiteurs
07. Portrait de deux figures hideuses
08. La traque

Section 4 : Les belles vacances

01. Retrouvailles
02. Un béotien en Attique
03. Suite des retrouvailles
04. La sublime porte
05. Ad augusta per angusta
06. A Gymnésie tout est permis
07. Loin d’ici les ténèbres
08. Jeux innocents
09. Suites prévisibles
10. Fin d’un rêve
11. Début d’un cauchemar
12. Suite du cauchemar
13. Songes d’automne

Livre 2ème : Un hiver en montagne

01. Qui se ressemble s’assemble
02. Les progrès de l’amitié
03. Les écueils de l’amitié
04. Lendemains qui chantent
05. Lendemains qui déchantent
06. Une face de carême
07. Hiems
08. Conséquences d’une plainte pour vol
09. Questions
10. Je n’abandonnerai pas mon compagnon dans la bataille
11. Etat d’alerte

Livre 3ème : Alexandre Jung

01. L’aigle et la hyène
02. Les creuses cavernes retentissent en gémissant
03. Qui sait tout ce que peut receler une grotte ?
04. Les entrailles de l’hydre
05. De profundis clamavi
06. Qui peut affirmer que le soleil n'existe pas ?
07. Délivrance
08. Le signe T sur le front de ceux qui souffrent
09. Toute aurore est contrariée par un crépuscule
10. Satan lié pour mille ans
11. Résurrection
12. Dilemme
13. Ce que l’homme veut, Dieu le veut-il ?
14. Mort et transfiguration
15. Les agitations de la convalescence
16. Périls extra-muros
17. Gymnésie n’est pas Capoue




2ème partie : La tragédie des Périontes

Livre 1er : Les Routiers

01. Une partie de chasse
02. In vultu viltium
03. Les Routiers
04. Scène de la vie pastorale
05. Ciel d’automne
06. Et il viendra comme un voleur
07. Pulvis es
08. Le fléau tombé du ciel
09. Terra spaventosa
10. Bilan d’un séisme
11. Tempus edax
12. Nouvelles incertitudes
13. L’œil de l’intérieur
14. Présages et décisions
15. Préparations d’un voyage annoncé
16. Une excursion en hiver

Livre 2ème : Les Périontes

01. Une rencontre peut en cacher une autre
02. Le calvaire aboutit à l’Eden
03. Les Froides-Aigues, source de jouvence
04. Chroniques récentes
05. Portraits et récits
06. Prélude à la joie
07. Les Périontes pendent la crémaillère
08. Les indiscrétions de la nuit
09. La vérité sort du puits
10. La question de l’eau aux Froides-Aigues
11. Aboutissement de l’esprit communautaire
12. Les confessions de deux solitaires
13. Causes et conséquences d’une alerte nocturne



Livre 3ème : Le jardin d’Eden

01. Les Froides-Aigues, oasis dans un désert
02. Le printemps lumineux
03. Le printemps lumineux (suite)
04. Amor omnibus idem
05. Contre-coup d’un jeu innocent
06. Les jours alcyoniens
07. Suite des jours alcyoniens
08. Siccité
09. Ombres au tableau
10. Orages sur les Froides-Aigues
11. Etat de siège
12. Précisions sur les Routiers


Livre 4ème : Le paradis perdu

01. Si vis pacem para bellum
02. Mesures de salut public
03. L’âme des Périontes
04. Nisus et Euryale
05. Paix armée
06. Nuits d’été, nuits agitées
07. Indices diurnes
08. Dies irae
09. L’offensive des Périontes
10. Yannick gâte-sauce
11. La voix dans le désert
12. A cœurs aimants rien d’impossible
13. Calme plat, mer belle
14. Les délices de Capoue
15. Tempus irreparabile fugit
16. Le cauchemar de Yannick
17. Conséquences d’un enfantillage
18. Camille dort, Xavier veille
19. Rencontre d’un type connu
20. L’air du soir
21. Préparatifs
22. La bataille
23. Bilan d’un combat : quatre morts
24. Dispositions tardives
25. Expectatives
26. Les frasques de Jérémie
27. Ce qui se passe du côté de la barrière
28. Chroniques d’une après-midi d’été
29. Suite de l’après-midi d’été
30. Le désastre
31. Le repos du guerrier
32. La patrouille de trop
33. Tombeaux



3ème partie : L’ère du Verseau


Livre 1er : Le crépuscule des Froides-Aigues

01. Plaies incurables
02. L'horreur de la vie
03. Le ciel irrité
04. Pusillus rex, servum pecus
05. Les vestiges du paradis
06. Essais de reconstruction

Livre 2ème : L’ultime combat

01. Le bourg occupé
02. Le glaive, instrument de la loi
03. Plutôt mourir que vivre esclave
04. Où l’on propose un hôtel particulier à ses hôtes
05. Le voile déchiré
06. Vides horam mortis tuae, nescis horam
07. Non procedes amplius


1er épilogue : L’île du froid

01. Une lueur dans la nuit
02. Reminiscitur Argos
03. L’ermite

2ème épilogue : Après

01. Le village
02. Les Phèdres
03. La mémoire oubliée
04. Le voile d’Isis
05. Le vieil homme sans âge


Si après cela il n'est pas mort d'épouvante, alors rien de l'abattra jamais.


Dernière édition par Pimbi le Mar 9 Juil 2013 - 10:37, édité 1 fois
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Re: L'art et nous

Message par grumpythedwarf le Mar 9 Juil 2013 - 10:07

Rien que la lecture de l'index prend du temps...
Tu pourrais l'éditer en feuilleton, comme du temps de Balzac...
Dans Libé ???
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Re: L'art et nous

Message par Pimbi le Mar 9 Juil 2013 - 10:23

Un feuilleton, pourquoi pas ? Dans Libé ? Ouais...
Enfin, j'ai encore quelques boîtes dont j'attends la réponse. Et Philippe Rey m'a demandé de lui envoyer le manuscrit.
Je vous signale que Tolkien a pondu un pavé de tonneau équivalent et qu'il a fait un tabac. Il y a beaucoup de frilosité chez les éditeurs, on n'ose pas se lancer, au-delà de trois cents pages un roman est jugé pléthorique.
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Re: L'art et nous

Message par grumpythedwarf le Mar 9 Juil 2013 - 10:27

Est-il divisé en tomes ?

J'avais une édition rare du "Lord of the rings", que j'ai offert à un collectionneur, ce qui fit son bonheur (relié cuir et broché, sur papier Bible)
Plus personne ne lit l'original, par ici...
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Re: L'art et nous

Message par Pimbi le Mar 9 Juil 2013 - 10:30

grumpythedwarf a écrit:Est-il divisé en tomes ?

J'avais une édition rare du "Lord of the rings", que j'ai offert à un collectionneur, ce qui fit son bonheur (relié cuir et broché).
Plus personne ne lit l'original, par ici...
Oui, trois tomes, par subtile division.
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Re: L'art et nous

Message par Tonax le Mar 9 Juil 2013 - 16:20

Il y a un bouquin récent ( 2006 ) qui fut un best seller et qui fait 900 pages, c'est le bouquin de Jonathan Littell, les Bienveillantes. Ça raconte l'histoire d'un officier SS ( on l'a fait homo pour pimenter davantage l'histoire ) qui fait partie de ceux qui passaient dans les villes et villages de l'est après leur conquête par l'armée allemande pour " nettoyer " la ville en assassinant des tas de gens. A Kiev notamment me semble-t-il c'est particulièrement épouvantable.

L'auteur a un côté " pas net ", on croit deviner chez lui une fascination morbide pour toutes ces choses horribles, des rues entières avec des pendus à chaque balcon etc ...
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